Témoignages

Messages reçus le 29 janvier

Merci à Christophe et pour toutes ces énergies déployées qui rassurent un peu dans un contexte foncièrement inquiétant.

Il est légitime que les associations étudiantes mettent en avant les conditions de vie et de travail.

On peut constater que les préoccupations des représentants des étudiants convergent avec les exigences éthiques et environnementales (au sens extensif des conditions de vie) que nous avons mises en avant. La précarité demeure notamment un vrai problème et toutes les questions touchant à l’équité leur sont sensibles.

Les étudiants communiquent peut-être moins sur le mal-être des étudiants. Comme vous probablement, en échangeant avec eux, il apparaît portant que ce mal-être existe. En tout cas en santé, au-delà de l’enthousiasme bien réel chez beaucoup de « faire médecine », le ressenti général est négatif.

De quoi se plaignent les étudiants que j’ai l’occasion d’entendre ? Du manque de temps pour faire autre chose que « l’injonction ». De cours formatés qu’il faut « juste » apprendre. D’avoir à recevoir passivement le savoir au lieu de pouvoir le discuter, voire le (re)construire. Ils déplorent aussi parfois eux-mêmes le cloisonnement disciplinaire qui isole de façon absurde les savoirs les uns des autres, en les appauvrissant tous.

Pour forcer le trait, mais c’est un ressenti souvent exprimé, un étudiant en médecine ne vit pas. Il obéit. Et il semble y trouver de moins en moins son compte, à la fois au fur et à mesure de sa progression dans son cursus et au fil évolutif des générations. Est-ce propre à la médecine ? Ce serait aux étudiants de répondre.

Nous savons en tout cas que les étudiants veulent apprendre et être bien formés. Ils sont curieux, désireux d’encouragement. On voit aussi que beaucoup se cherchent, sont inquiets, craignent les exigences universitaires, ou intériorisent déjà des attitudes de rentabilité, de compétition, de pure utilisation instrumentale des études. Malgré tout, le désir de formation de qualité à leurs propres yeux est très présent. Ils ont besoin des professeurs, de différents types de savoir, de culture. Mais cette rencontre qu’est l’enseignement donne lieu la plupart du temps à un parcours imposé dont la justification est rarement explicitée et réfléchie en commun. Serait-il impossible d’intégrer cette réflexion dans les ambitions d’une université « autre », moins « scolaire », davantage tournée vers un questionnement continu et partagé des savoirs, ce qui est d’ailleurs les enseigner ? Faire place à la créativité intellectuelle des étudiants, à leurs attentes en termes d’études et leur laisser davantage l’initiative ne peut que les fortifier dans l’appropriation de leurs capacités, et crée un effet d’entraînement solidaire entre eux.

Il faut bien sûr parler de l’isolement psychologique, de la prévention des risques, des aides matérielles, etc. Mais aussi de la nécessité d’une université qui serait, par les formations mêmes qu’elle offre, moins un lieu d’anxiété que celui d’une chance (ce qu’elle est socialement) effectivement goûtée. Nous souhaitons convier les représentants des syndicats étudiants aussi sur le terrain d’une réflexion sur leurs études en termes d’intérêt, de sens et de plaisir. Le nombre de prises dans les amphis est certes important, mais nous avons aussi besoin de leur pensée !

D’ailleurs, on n’accueille même pas les étudiants à l’université en leur « expliquant » ce qu’elle est (il me semble que la réponse ne va pas de soi mais que ne pas poser la question nous déporte vers une fabrique normative alors que, s’il y a une idée de l’université, elle n’est sans doute pas à penser du côté d’un formatage – ni d’ailleurs d’une rentabilité ou d’une construction formaliste prioritairement inquiète de « résultats quantifiables » et de « communication »). Le premier ressenti des étudiants de certaines filières où ils se retrouvent « perdus dans la masse » à suivre les choses de façon « moutonnière » est souvent désastreux. Le tutorat a un peu compensé cela, mais insuffisamment. J’entends pas mal d’étudiants confier que l’université est une épreuve décevante et douloureuse. Mais ils ne le montrent que rarement, et nous sous-estimons probablement ce mal-être qui doit être une interrogation pour nous.

Ces questions sont-elles éloignées de ce qui doit mobiliser les énergies communes des étudiants et des enseignants, des enseignants-chercheurs et de ce qui doit être au centre de la discussion ? Le cadre, les moyens, les conditions, les environnements, ne disent encore rien de la formation elle-même et des désirs qu’elle satisfait. Il faut le flacon et l’ivresse.

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Merci pour cet impeccable constat. J’ajouterais que bien qu’accablant, il pourrait être étendu aux enseignants.

Le discours sur « Santé » ne doit pas monopoliser les échanges mais nous pouvons proposer quelques expérimentations. En l’occurrence, comme Christophe l’a proposé dans son programme, la simulation pourrait participer d’un changement radical de la façon d’enseigner.

Il est possible d’enseigner autrement : de façon horizontale et réflective. On peut vérifier qu’on sait faire une ponction lombaire en simulation ; on peut aussi vérifier qu’on est satisfait (ou pas) de le faire et agir en conséquence… Avec quelques collègues de santé, nous serions ravis d’associer à ces travaux de groupes des étudiants en psycho, en lettres etc. pour croiser les regards. Et illustrer ce que devrait être l’Université.

Très cordialement à tous, et merci pour cette formidable (au sens contemporain) opportunité de penser autrement et à plusieurs.

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La question de la précarité des étudiants doit être au centre de nos interrogations, car lorsque les étudiants sont inquiets (financièrement, psychologiquement, mais aussi pédagogiquement…) ils sont sur la défensive (comme on l’est tous dans ces situations) ce qui nous amène à être de plus en plus rigides dans nos fonctionnements respectifs.

Au regard de l’évolution de l’université, une culture et des pratiques professionnelles fortement ancrées dans une approche magistro-centrée semblent aujourd’hui moins en adéquation avec les attentes et les besoins des apprenants, et si la transformation des pratiques pédagogiques devient une impérative nécessité, cela suppose un accompagnement des enseignants pour permettre le développement d’un nouveau corpus de compétences, de spécialisation, d’utilisation d’outils..etc. Pour y parvenir, la formation des enseignants doit être facilitée, afin de créer une dynamique collective qui, partant des pratiques actuelles, vise un bien-être pédagogique. Sans en faire une obligation, proposer des espaces de développement professionnel pédagogique amènera des retombées non seulement pour les individus qui s’y engagent mais aussi à l’échelle institutionnelle…

Les propositions de formations actuelles sont étouffées par l’organisation de nos emplois du temps (1h20), et les temps soi-disant libérés ensuite sont rapidement remplis de réunion, de conseils, de commissions diverses et variées. L’injonction paradoxale enseignement/ formation /recherche/collectif-responsabilités devient quasiment impossible pour certains, les amenant à « choisir » une voie plutôt qu’une autre.

L’université a-t-elle des difficulté avec le « vide », plus justement dit avec ce temps de la pensée, de la réflexion, de la représentation, du penser en ensemble? De permettre aux étudiants de LLSH de travailler avec des étudiants de santé sur des thèmes qui touchent l’altérité, l’empathie, le différent…etc. au travers de différents supports.

 

Faire de la recherche suppose ce temps, pour permettre la mise en place de projets communs transversaux, une approche systémique qui mettrait en valeur un apprentissage actif, collaboratif et centré sur l’étudiant…

 

Messages reçus les 25 et 26 janvier 2020

 

Christophe il est clair qu’avec les obstacles à surmonter, tu as fait une campagne digne, éthique et humaine et permis à de nombreux collègues de se rencontrer et de travailler ensemble malgré leurs différences de composantes, de champ disciplinaire ou de pensées (ce n’est pas négatif de penser différemment ce qui l’est pour moi c’est de refuser de travailler avec des gens différents…). Pour cela et pour tant d’autres choses merci !

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Je souhaite aussi à exprimer mon profond respect pour celles et ceux qui ont œuvré à soutenir Christophe d’une manière ou d’une autre. Nous n’avons sans doute pas été assez nombreux, pas assez efficace, pas assez convaincant mais chacun y a mis sa pierre à sa façon. Pour cela merci à vous.

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Je prends à mon tour le clavier. Tous d’abord pour exprimer mon profond respect à Christophe pour s’être lancé dans une élection où se mettre en face d’une équipe en place depuis de nombreuses années n’était ni simple ni sans risque d’être « mis au ban ».

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Je remercie vivement Christophe d’avoir eu l’audace et le courage de présenter sa candidature. Elle a permis le débat, les échanges, la formation d’une conscience de groupe et nous avons pu échapper au ronronnement habituel d’une équipe peu habituée aux défis et aux confrontations.

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Merci pour ton implication et ton écoute ! Merci à tous !

Ces résultats ne sont malheureusement pas représentatifs de l’énergie déployée pour structurer et faire connaître ce groupe d’opposition et de discussions…

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Christophe a suscité un grand élan de réflexion, d’échange de points de vue, d’adhésion autour d’un projet construit de novo avec chacune et chacun de nous.
Christophe nous a rassemblés autour d’un projet en construction, soucieux d’écouter, de partager, de bâtir. Son approche, empreinte d’humilité et d’humanité, n’était et n’est ni politicienne ni électorale.

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Je souhaite saluer très chaleureusement la qualité de la campagne menée par Christophe, qui a su, de manière claire et subtile, construire un vrai projet d’avenir, ambitieux, audacieux, collectif et humain, digne de notre belle université. Christophe, en finalement peu de temps, tu as eu l’immense talent de savoir fédérer de nombreux collègues, de leur permettre de se rencontrer et d’échanger, autour de valeurs essentielles qui devraient être celles d’une université, et cela de manière collective, démocratique et transparente. Un unique mot me vient à l’esprit: merci.

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Christophe, tu as mis au cœur de ton projet, avec toute ta conviction et ta sincérité, les rencontres et les échanges entre collègues pour enrichir notre université et les savoirs qu’elle crée et transmet, pour nous épanouir dans notre travail … Et c’est une victoire ! Je me joins à vous tous pour continuer à faire vivre cet état d’esprit au-delà de la campagne.

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mille mercis pour l’élan que tu insuffles Christophe… Cette campagne a fait la preuve de notre force de proposition et de notre capacité à penser autrement, et peut-être qu’à présent nous avons cette responsabilité de ne pas nous laisser enfermer dans ce cadre réducteur mais bien d’être ces universitaires qui permettent le pas de côté, la pensée différente, la sortie de la rigidité fonctionnelle, et la possibilité de créativité et de réalisation…

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Nous partions de loin, beaucoup nous découvraient… et comme nous avons toutes et tous de lourdes charges, nous n’avons pas disposé d’un temps conséquent pour aller discuter, convaincre… et parfois rassurer. Christophe l’a fait avec beaucoup d’énergie et de conviction. Le site de campagne avançait des propositions qui nous ressemblent et qui sont susceptibles d’emporter l’adhésion.
A titre personnel, j’ai apprécié les (trop rares – pour moi) moments de cette campagne, les nombreux échanges, les approches convergentes dans la diversité.
Comme je sais qu’aucun d’entre nous n’avait d’ambition personnelle autre que celle de se mettre au service de la collectivité et que nous avons tous des activités universitaires nombreuses et variées, nous nous en remettrons! Il reste la dimension collective, pour laquelle la poursuite d’échanges que Christophe appelle de ses vœux continuera certainement à nous enrichir.

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Cette période a été une vraie bouffée d’air frais, faite de rencontres, de discussions, de promesses sur l’avenir de l’université. Tu as été courageux, innovant, sincère et chaleureux, et si bienveillant!

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Christophe, tu n’as pas failli pour « porter haut et fort nos idées » et notre programme et notre équipe ont été de bien meilleure qualité. Ton engagement a été sans faille et je reste, avec mes modestes moyens, à tes et vos côtés et à ton et votre écoute pour tenter de rendre notre université plus humaine et plus éthique en mettant en œuvre des expérimentations innovantes.

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Tu as lancé un souffle qui ne s’éteindra pas de si tôt. Ta candidature a permis le débat. Ta candidature nous a fait nous rencontrer par-delà les composantes. La réflexion que tu as animée dans le respect des autres, de leurs différences de vues, de leur sensibilité, est un point de départ vers une nouvelle façon de voir l’Université.  D’un point de vue personnel, j’ai appris énormément au contact de vous tous et pour moi ceci est très positif.

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Tu as fait une très belle campagne, tu as été de loin plus intéressant, plus généreux, plus rationnel, plus démocratique, plus digne et plus intègre que ton concurrent. Et je pense que tout le monde est conscient de cela. Y compris l’équipe qui semble remporter les élections. Tu as été exemplaire.

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Je me joins aux messages précédents pour te remercier vivement de ta campagne, de ton écoute, de ton engagement et de ton courage.

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La plus belle chose que Christophe ait faite est justement d’avoir initié, autour de valeurs universitaires fortes, un mouvement « ouvert » et « inclusif » (!) qui ne doit pas s’arrêter, et qui, à bien des égards, participe aussi nécessairement d’un mouvement national. Tu as fait cela, Christophe, avec beaucoup de courage; tu es même le premier candidat vraiment courageux que j’ai rencontré.

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Je tiens tout d’abord à te renouveler toutes mes félicitations et mes remerciements, cher Christophe, pour ta remarquable campagne. Ténacité, courage, force, intégrité et humanité ne font pas toujours bon ménage mais tu as réussi à les réunir et à initier un élan sincère et durable.

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Je retiens surtout que tu as ouvert une voie et porté une voix, celle des « insoumis », qui ne semble pas prête à s’éteindre à lire les louanges amplement méritées qui te sont dédiées dans les nombreux messages qui précèdent le mien. J’y souscris pleinement.

 

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Quelques témoignages en quelques thèmes, parmi d’autres…

Ces témoignages sont ceux de collègues. Ces avis ne sont que des perceptions subjectives de vécus particuliers et ne sont pas nécessairement représentatifs du ressenti moyen des personnels de l’Université. Mais peut-être que si !

 

En guise de témoignage, un échange de mails datant du 23 novembre 2019 :

Bonsoir Christophe,

je suis PRAG à l’IUT d’Angers (depuis 1 année seulement).

Merci d’apporter de la diversité dans cette campagne.

Tu es en demande de propositions ; voici  ce que j’ai envoyé à Christian ROBLEDO il y a quelques temps :

Bonne campagne

Benjamin ALBERT-FOURNIER

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Quelques pistes de réflexions dans le désordre pour donner du grain à moudre en cette période électorale :

  1. Place du logiciel libre à l’Université : je suis équipé en LINUX et par exemple hier à une réunion panopto, on me propose des outils désignés pour windows et mac sans que la recherche de solutions pour les personnes nombreuses qui font l’effort de travailler avec du libre / gratuit ne semble constituer une priorité. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à cela et un positionnement plus clair de l’UA à ce sujet me semble une réflexion intéressante…Quel cahier des charges met on à nos prestataires/fournisseurs en la matière ? Quelles missions on donne à nos personnel labua et informaticiens en la matière ?…

Réponse de Christophe DANIEL : Cette question m’a déjà été posée, notamment par des collègues de l’UFR Sciences. Si nous (enseignants et enseignants-chercheurs) travaillons à l’Université, c’est aussi (principalement ?) pour la liberté académique dont nous jouissons et qui nous est garantie par la constitution. La liberté académique, c’est aussi la liberté de choisir individuellement les outils que nous utilisons. Dans le même temps, l’Université se doit de mettre à disposition (et non d’imposer sans concertation) des outils collectifs utilisables par les personnels et les étudiants. Ces outils communs doivent être compatibles (techniquement) avec les outils individuels. C’est de mon point de vue une priorité de compatibilité qui doit être inscrite dans les cahiers des charges des uns et des autres, et en particulier dans celui de l’Université. Il faut pour ce faire discuter et débattre en amont ! Malheureusement, parfois, des contraintes de coût empêchent de parvenir à cette bonne adéquation, mais là aussi, il faut expliquer et informer.

Je ne sais pas si ce sont des contraintes économiques, techniques ou politiques qui interfèrent sur cette question, mais celle-ci n’a pas été débattue comme il aurait fallu.

  1. Relations avec le monde professionnel : je suis impliqué depuis longtemps dans l’alternance , et toujours impliqué dans les relations entreprises à l’image de Catherine, mais on se trouve assez souvent confronté à diverses difficultés : communication dédiée de nos formations, CFA trop loin du terrain, modalités d’accueil et de rémunérations des professionnels, moyens pertinents pour accompagner le développement de l’alternance…

Réponse de Christophe DANIEL : La question que tu soulèves est celle, me semble-t-il, de l’autonomie laissée aux composantes pour organiser les dispositifs de mise en relation des étudiants, des enseignants et des professionnels. Là encore, trouver le bon équilibre entre « la proximité avec le terrain » et le cadre collectif est difficile et doit être recherché en permanence. Ce n’est, de notre point de vue, pas l’objectif de l’équipe actuelle qui cherche à imposer un cadre très centralisé. Il faudra organiser un débat sur cette question de la formation continue et solliciter les avis des uns et des autres (DFC, responsables de formation, alternants et étudiants concernés…). Des collègues, notamment de l’IUT, sont très concernés et compétents sur ces questions.

  1. Mise en place d’une réel agenda 21 : il y a urgence à réexaminer l’organisation, le fonctionnement, le bâti, le budget, les investissements, l’offre de formation, les partenariats à l’aune de l’urgence climatique. Si on veut pouvoir se regarder dans une glace dans 20 ans. L’université se doit de préparer l’avenir et en la matière : si je ne me trompe AUCUN VP, AUCUN CHARGÉ DE MISSION…Cela interroge fortement un personnel de base comme moi. Quel signal on donne aux étudiants ? À la société ?

Il faut à mon avis se lancer de toute urgence sur la responsabilité environnementale, on est déjà avancé sur la responsabilité sociale ! D’autres Universités se sont emparées avec une grande réussite de cela.

Réponse de Christophe DANIEL : Cette question est centrale. Nous allons faire deux grandes propositions sur ce sujet :

– d’abord de « colorer » notre Université de cette thématique de la transition écologique. C’est cela notre vision d’avenir d’une Université humaine et éthique ! Outre les enjeux générationnels, des millions d’emplois seront créés dans ce domaine. Toutes les composantes de l’Université sont concernées pour former les jeunes (et les moins jeunes) à ces nouveaux métiers.

– Ensuite de créer une Vice-Présidence « transition écologique » qui regroupera les vice-présidences actuelles de l’immobilier et du numérique et qui englobera toutes les dimensions écologiques et environnementales.

A suivre…

  1. Transparence financière : des documents simples synthétiques clairs pour que chacun puisse s’approprier les enjeux du budget de son UA et de ses composantes…

Réponse de Christophe DANIEL : Faire preuve de davantage de clarté et de pédagogie sur toutes les questions qui concernent la collectivité universitaire ! Mieux organiser en amont les réunions (sans prendre les décisions avant !) et les rendre conclusives. En rédiger des relevés de décisions publiés sur le site. Une réunion publique sera organisée sur le thème : « Informer, partager, décider ».

Enfin, je proposerai de réduire le nombre de vice-présidents (il y en aura entre 6 et 8 au lieu de 12 ou 13 aujourd’hui) pour permettre une plus grande collégialité dans les discussions et une meilleure circulation de l’information.

 

 

 

Témoignages :

 

  • Sur la déshumanisation des rapports professionnels et la lourdeur des procédures :

Témoignage 1

« En me levant ce matin, j’ai pensé à un truc qui touche la très grande majorité des collègues et pour lequel l’équipe actuelle n’a absolument rien fait pour lutter contre (bien au contraire).  Il s’agit du poids croissant des procédures administratives/réglementaires (ordre de mission, commandes, états de frais, services faits…) qui touchent (ou devrai-je dire frappent, accablent) l’ensemble des personnels. La moindre interaction avec l’administration (et ses procédures déshumanisées) est devenue extrêmement pénible voir un chemin de croix. A tous les niveaux (sauf pour la fonction DGS et ses n-1 peut-être), les agents sont totalement déresponsabilisés dans leur pratique professionnelle, infantilisés ou systématiquement suspectés d’intentions délictueuses lorsqu’ils sont en bout de chaîne. Bref nous sommes dans un perpétuel simili procès « à charge », obligés de produire des justificatifs « en veux-tu en voilà » alors qu’une simple « déclaration sur l’honneur » devrait suffire. On se demande à quoi bon être des agents de la fonction publique (recrutés sur concours, sans casier et donc dotés d’une certaine moralité) si c’est pour être considérés comme de simples délinquants potentiels, sans aucune moralité ni conscience professionnelle ! L’expression « savoir prendre ses responsabilités » n’a plus aucun sens dans notre fonctionnement administratif. On veut bien la prime mais pas les responsabilités qui vont avec alors on se couvre en permanence et à tous les échelons. Bref, un discours allant dans le sens d’une simplification des procédures basées sur la  réhumanisation, la « re-responsabilisation » et la confiance pourrait être très bien perçu à tous les niveaux. Mais peut-être est-ce devenu légalement impossible depuis la LOLF ? Dans tous les cas ça vaut le coup d’essayer et d’inventer de nouveaux modes de fonctionnement plus respectueux des individus ! »

Témoignage 2

« En particulier, j’éprouve une certaine lassitude devant l’accroissement de la bureaucratie, pour tout et pour rien, qui va de pair avec la déresponsabilisation croissante des personnels, et notamment des enseignants-chercheurs. Il serait injuste d’en faire porter toute la responsabilité sur l’équipe actuelle : disons que c’est dans l’air du temps – depuis la loi Pécresse –  mais que l’on n’est pas obligé de s’y résigner. Le sentiment de ne plus rien contrôler accable nombre d’entre nous, et peut-être encore plus les plus jeunes. Je suis frappé de constater le renoncement qui gagne de jeunes collègues, parfois trentenaires. Je suis également frappé par le nombre de collègues qui de plus en plus vont s’épanouir en dehors de l’Université – et ne je parle pas simplement de cumul d’emplois. »

  • Sur la centralisation excessive et inefficace et une vision de l’université qui outrepasse ses prérogatives ou son périmètre :

Témoignage 1 :

« J’ai très mal vécu la tentative des 1h20. Continuons ainsi et nous finirons par avoir l’autonomie et le statut d’un professeur des écoles débutant.

J’appartiens à une génération – en voie d’extinction, du moins professionnelle – qui a connu une Université libre, irrévérencieuse et créative. On en est loin… L’Université est devenu un produit marketing ordinaire, et la communication (ex : marque UA) l’emporte de plus en plus sur le fond.

Pour résumer ma pensée, je suis persuadé que le candidat qui s’engagera à rendre de l’autonomie de décision et de la liberté aux personnels, ainsi qu’à simplifier les procédures -dans le respect des textes, bien entendu –  pourra convaincre beaucoup de monde. »

Témoignage 2 :

« J’ai découvert par hasard un des nouveaux effets de la centralisation à outrance de l’Université: la gestion des ordinateurs mis au rebut et redistribués n’est plus assurée par les composantes mais centralisée. Résultat : tout le monde râle et ça fonctionne nettement moins bien ! » 

  • Sur le programme à construire et la campagne à mener :

Témoignage 1 :

Je prendrai la plume, le clavier, pour tenter de formuler deux trois choses, principalement en écho à ce qui est déjà noté : 1) sur la confiscation du sens d’une université et de ses ambitions par les gestionnaires 2) sur la passivité induite vis-à-vis de son fonctionnement, qui fait le jeu de ceux qui n’ont pas intérêt à lever son opacité 3) sur la possibilité qui est celle d’une université de taille humaine de proposer un autre modèle à l’ensemble de ses acteurs. S’il n’y a pas de risques créatifs, d’inventivité, rien de fondamentalement nouveau et intéressant ne se passera pour nous tous pendant encore 4 ans. Le projet, ou le progrès, doit être humain justement : relationnel, coopératif, pluridisciplinaire, interprofessionnel, de même qu’il doit être un geste intellectuel. L’université est un lieu de transmission créative des savoirs, qui doit le manifester dans sa « gouvernance » (mot qui n’est pas heureux et employé ici à défaut). Non une officine communicant sur une image publicitaire (qui plus est, ridicule) afin de jouer le jeu d’une concurrence totalement dénuée de sens en pédagogie, en recherche, dans les relations de travail, dans le lien social. Je reprendrai cela, même si ce sont des idées partagées je crois, et nullement originales (ce qui est bien !)

Témoignage 2 :

Il faut le renouveau, le changement : on ne veut pas de la continuité du projet actuel, on ne veut pas d’une université qui se contente de se gérer au quotidien, nous voulons une nouvelle ambition.

Témoignage 3 :

« Je suis en revanche peu enclin au grand déballage sur les « engagements » de chacun: effectivement, nous agissons à l’Université en tant qu’universitaires, c’est tout. D’ailleurs, quand l’Université me semble menacée, je suis capable d’agir, et cela avec des personnes de tout bord!

Nous devons lutter sous peine de voir périr l’université et les libertés académiques :

  – (officieusement) des méthodes de type totalitaire, qui s’apparentent au procès d’intention;
– (officiellement) une vision de l’université comme le lieu d’enjeux sociétaux.
L’université est un lieu de liberté (dans le respect des lois, naturellement) au service de la formation, de l’enseignement, c’est tout.

Je pense qu’il faut être « contre », mais de manière constructive, donc en proposant systématiquement autre chose. »

  • Sur les formations :

Témoignage 1

Nos étudiants sont-ils meilleurs, sont-ils mieux formés qu’il y a 15 ans ? Trouvent-ils plus facilement un emploi intéressant ? Objectivement, non. Tout est devenu très complexe : est-il raisonnable de consacrer 2 ans tous les 5 ans à l’accréditation de nos diplômes ?

  • Sur les partenariats, les collaborations université-entreprises :

Témoignage 1

J’ai également beaucoup apprécié les partenariats avec les autres établissements, le Conseil régional (RFI entre autres), la CCI, l’ANRT… Ce qui est intéressant est de rechercher les complémentarités et les synergies.

À ce titre, je pense que nous avons la chance à Angers d’avoir une diversité d’établissements pour former un vrai Campus visible à l’échelle nationale et internationale. Peut-être devrions-nous davantage échanger entre eux des temps d’enseignement et de recherche de leurs enseignants et enseignants-chercheurs – en veillant à un équilibre – afin de permettre à chacun de pouvoir exercer la totalité de son activité d’enseignement ou de recherche sur le campus angevin plutôt que d’aller exercer une part de cette activité sur un autre site géographiquement distant d’Angers.

Sur le plan des partenariats, je pense qu’il faut développer nos relations avec les entreprises en leur faisant mieux connaître notre université : implication dans des jurys, visites de nos sites, présentation de nos formations et de nos activités de recherche…Cela aidera nos étudiants à trouver des entreprises pour leur stage ou leur apprentissage et favorisera leur insertion professionnelle ; cela favorisera notre collecte de taxe d’apprentissage et aidera à développer les collaborations université-entreprises : projets d’étudiants, contrats de collaboration, prestations, thèses CIFRE… La marge de progression est significative car le nombre de thèses CIFRE est particulièrement faible en pays de la Loire. L’utilité de développer ces relations avec les entreprises et associations a été encore confortée par mon implication dans Le challenge Les Entrepreneuriales ou dans CAP ALIMENT, association ligérienne basée au Technocampus alimentation de Nantes, qui a pour objectif de rapprocher les entreprises agroalimentaires et les établissements d’enseignement supérieur ; en juin, l’ESA, Oniris, les universités de Nantes et d’Angers ont organisé une formation pour ces entreprises (sur le thème du Clean Label) preuve que les établissements peuvent collaborer pour apporter leurs compétences aux entreprises.

 Témoignage 2

Sur le plan des partenariats, je pense qu’il faut développer nos relations avec les entreprises en leur faisant mieux connaître notre université : implication dans des jurys, visites de nos sites, présentation de nos formations et de nos activités de recherche…Cela aidera nos étudiants à trouver des entreprises pour leur stage ou leur apprentissage et favorisera leur insertion professionnelle ; cela favorisera notre collecte de taxe d’apprentissage et aidera à développer les collaborations université-entreprises : projets d’étudiants, contrats de collaboration, prestations, thèses CIFRE…

 

  •  Sur l’utilisation des listes de diffusion pendant la campagne :

Témoignage 1

« Nous recevons bel et bien des mails NON sollicités d’un seul des deux candidats qui fait campagne et pas l’autre. Ceci doit être dénoncé. Et je dis à ce propos que je ne critique que la forme et pas le candidat en question. J’aurais fait la même remarque quelque soient les forces en présence. Et c’est de mémoire la première fois que cette situation se présente lors d’une élection à l’UA.»

Témoignage 2

« Je n’en reviens pas mais en même temps cela est bien en concordance avec les pratiques de cette équipe qui pense être la meilleure et en droit de s’imposer et nous imposer des décisions qui ne font pas l’objet de débat mais de simples réunions dites d’information. On nous informe que c’est ainsi car ils savent que c’est le mieux pour nous. Cela se rapproche de pratiques qui ne ressemblent pas à la démocratie même si c’est fait avec le sourire et sous couvert d’une réglementation. Je ressens aussi une forme de mépris dans certaines réponses. C’est inadmissible et ce doit être dénoncé. »

Témoignage 3

« N’y a t- il pas un principe d’équité de traitement entre les candidats et qui a manifestement été enfreint ? La réponse reçue est simplement révoltante. »